Test Advance Iota 2

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Vous voulez faire des kilomètres cette saison ? Et tout en gardant une marge de sécurité avec du matériel adapté ?

Nous avons testé la Advance Iota 2 (EN B+ orientée performance)  pendant ces belles journées de printemps.

Plusieurs tailles d’aile sont disponibles en essai chez Airsports (23, 25, 27), et les moniteurs de l’école vous donnent chacun leur avis.

Si vous voulez vous faire une opinion, contactez-nous, les ailes de test sont à votre disposition.

 

Les avis sont bien entendus subjectifs et sont le reflets des sensations des pilotes, suivant leur humeur du jour et dans les conditions du jour.

 

Martin Beaujouan, Iota 2 27, Ozone Exoceat, 103kg, vole habituellement en voile CCC

 

J’ai eu la chance de passer 7h en l’air sous la Iota 2 dans un masse d’air printanière très généreuse lors de deux cross d’un peu plus de 3h chacun.

Le gonflage est évident en dos voile, l’aile suit la pilote sans avoir à changer de cap. J’ai privilégié de ne prendre que les A centraux.

 

En prospection on trouve tout de suite le thermique, l’aile se positionne facilement d’elle-même dans la masse d’air et on a l’impression d’être aspiré par les ascendances avec une bascule vers l’avant.

Je retrouve cette impression d’une aile qui se positionne au mieux dans les transitions en trouvant la meilleure ligne sans action du pilote.

 

Le comportement est vif, pour une aile EN B, et ce ne sera pas un outil à mettre dans les mains d’un élève qui sort tout juste de stage initiation. Le pilotage me demande d’être actif et précis pour garder l’aile au-dessus de ma tête dans une masse d’air de milieu de journée.

 

L’accélérateur a une très grosse amplitude et permet d’améliorer sa vitesse de l’ordre d’une dizaine de kilomètre/heure sans dégradation majeure du taux de chute. L’effort à fournir est modéré.

Les poignées de contrôle des arrières, reliées à un mouflage pour avoir une action sur l’incidence de l’aile sans casser le profil, sont efficaces pour contrôler les abattées. Mais l’aile étant très stable accélérée, je les ai peu utilisées, et j’ai laissé l’aile glisser seule la majorité du temps.

J’ai trouvé ces commandes aux arrières un peu basses et la position des bras un peu trop repliée à mon goût pour tenir longtemps.

 

La qualité de virage est exceptionnelle, c’est franc, tranchant, précis. C’est la grosse réussite de cette aile. On a envie d’y retourner pour cette raison.

Les commandes étant assez longues, on privilégiera une prise de commande avec un tour de frein pour noyauter et en phase de pilotage actif.

 

Le rendement en air actif est excellent et donne plutôt l’impression de voler sous une aile de catégorie supérieure. Si vous visez les kilomètres : foncez ! C’est une machine redoutable pour voler vite et noyauter efficacement.

(Regardez les résultats de la compétiton de Saint-Geniez fin Avril 2018 avec une Iota 2, très bien maniée, qui gagne devant Zeno, Peak et toutes les voiles EN D… https://parapente.ffvl.fr/compet/3280)

Richard Taylor, Iota 2 27, Ozone Ozium 2, 110kg, vole habituellement en voile EN D

 

Un vol d’environ 1h en conditions thermiques fortes.

 

Démêlage :

Faire attention mais plutôt normale pour cette catégorie…

 

Décollage :

Très facile avec 5kmh de vent de face. Excellente prise en charge..

 

Dès les premiers tours en thermique le virage est très intuitif.  Facile à serrer sans avoir un virage plongeant avec un tout petit de frein à l’extérieur. De vraies sensations de carving une fois inscrit dans le thermique. Le virage est vraiment la caractéristique exceptionnelle pour moi de cette voile..

 

Pas de mesure de finesse ni vitesse, mais tout me semble normal pour une EN B+.

 

J’ai trouvé la commande légère surtout au point de contact.

Une petit fermeture de 30% donne une réouverture spontanée sans de changement de cap.

 

L’aile est stable en tangage.

Xavier Blanes, Iota 2 23, 80kg, vole habituellement en voile EN C

 

Par une belle matinée de printemps très tonique.

Un peu de gonflage car l’aile n’a jamais volé.

Démêlage aisé, jolies finitions….

 

Il y a même des poignées sur les élévateurs arrières. L’aile donne déjà l’info : “je veux aller loin !”.

 

Décollage rapide, peu de vent au décollage. Malheureusement je ne connais pas cette sellette que j ai emprunté et qui me gênera tout le vol (en ski prends tes chaussures…).

Bref, quelques tours dans le thermique puissant de la gare de Planpraz et me voilà bien perché.

Sellette mal réglée et mauvaise informations. Après quelques tentative de réglage sellettes je poursuis mon vol.

 

Le débattement à la commande est correcte et surtout l’effort est progressif. Le thermique est ludique, on semble être en harmonie aile/thermique. Elle suit l’ascendance , le pilotage reste assez intuitif. Bon, ce matin ce n’était pas encore bien installé et les conditions étaient hachées.

L’aile a bien résisté aux turbulences même si lors d’une fermeture j ai eu un peu de mal à rouvrir une oreille.  

 

Côté posé, conditions ventées à l’atterrissage, l’aile est rapide et ressource pas mal. À apprivoiser pour des posés sereins…

 

Romain Flammier, Iota 2 27, Advance Access, 105kg

 

Deux vols le matin, un plouf, et un vol thermique

 

Prises en main de cette Iota 27, le démêlage n’est pas des plus simples avec un suspentage haut en kevlar qui lui donne un peu de rugosité et moins de facilité à se démêler de lui même. Mais pas d’inquiétude, la Iota 2 n’est pas non plus une voile école, et mérite vous le verrez quelques secondes de plus d’attention à la prévol.

 

Le gonflage sans vent est un jeux d’enfant, même avec un peu de vent de travers, la montée est homogène, progressive, et ne révèle aucunes surprise dans la prise en charge très progressive, de même pour l’effort aux commandes.

 

Immédiatement, une sensation agréable de glisse dans la masse d’air apparaît.

 

En conditions calmes :

 

Oreilles :

Facile, évident et réouverture autonome

 

Fermeture asymétrique (tirage dynamique) :

Rotation max 1/4, à même tendance à revenir sur axe. En conditions plus turbulentes, légère tendance à accélérer mais le contre sellette est hyper efficace, et n’a pas tendance à créer une autorotation dans l’autre sens en cas de sur-contre sellette.

 

Fermeture frontale :

Pas de surprise, réouverture 1 ou 2 secondes max. pas de départ en rotation, pas de crevettes.

 

Descente aux B :

Entrée et sortie stable et progressive, si on prends le temps d’attendre le passage de la légère bascule.

 

Virage négatif :

On sent rapidement qu’on ne s’adresse pas à une voile école, le point de départ est largement loin du domaine de vol, mais le départ est rapide ensuite et sortie peut être impressionnante sur les attaques obliques, et nécessite un peu de pilotage (tempo asymétrique).

 

Tangage :

Représentatif d’une voile B+, avec une bonne maitrise, il est facile de venir à la frontale en 2 ou 3 mouvements.

 

Atterrissage :

Facile, suffisamment d’énergie et de progressivité à la commande pour jouer avec un flair, l’arrondi est facile.

 

En Thermique :

 

Belles sensations de glisses dès l’entrée en thermique, la voile n’a pas besoin d’être trop pilotée sur le tangage, et le cadencement de la commande extérieur est un complément, l’obtention d’un rayon de virage intéressant tout en restant à plat est facile, et nécessite seulement une action progressive à la sellette + commande intérieur, sans pour autant incliner le virage.

Il en ressort un virage homogène, progressif.

 

Pliage nécessitant probablement un sac de pliage, car le tissus est très léger et l’air reste dans l’aile.

 

Globalement j’ai bien aimé la voile